Un nombre non négligeable d’athlètes médaillés pendant les Jeux olympiques de la jeunesse – ils sont environ 200 dans ce cas – ont réussi à confirmer leur potentiel à l’échelon olympique supérieur en remportant une médaille olympique avec les seniors, accreditant l’idée que les JOJ sont un tremplin pour les Jeux olympiques.
Ces athlètes couronnés lors des trois premières éditions des JOJ, depuis Singapour en 2010, ont ensuite franchi un cap en se hissant sur les podiums des Jeux olympiques.
Ils peuvent se prévaloir d’avoir remporté une médaille aux JOJ avec les jeunes avant de confirmer plus tard avec les athlètes seniors pendant les Jeux olympiques.
Parmi ces athlètes les plus en vue, l’on peut citer le sprinter américain Noah Lyes, médaillé lors des JOJ de 2014 à Nankin (Chine) avant de décrocher d’autres breloques avec les seniors à Tokyo (JO 2020) et Paris (JO 2024).
Il y a aussi le boxeur français Tony Yoka (JOJ Singapour 2010 et JO Rio 2016), le nageur français Mehdy Metella (JOJ Singapour 2010 et JO Rio 2016), le pongiste français Simon Gauzy (JOJ Singapour 2010 et JO Paris 2024).
Des athlètes africains sont aussi dans ce lot, comme le pentathlonien égyptien Ahmed El- Gendy (médaillé aux JOJ de Buenos Aires 2018 et double médaillé à Tokyo 2020 et Paris 2024), le taïkwondoïste tunisien Mohames Khalil Jendoubi (médaillé aux JOJ de Buenos Aires 2018 et double médaillé olympique à Tokyo 2020 et Paris 2024), sans compter le spécialiste botswanais du 200 et 400 m Baboloki Thebe (médaillé aux JOJ de Nankin en 2014 et aux JO de Tokyo en 2020).
L’altérophile égyptienne Sara Samir a été médaillée aux JOJ de Nankin en 2014, avant d’être double médaillée aux JO de Rio (2016) et Paris (2024).
Son compatriote taïkwondoïste Seif Eissa (JOJ Nankin 2014 et JO Tokyo 2020) figure également dans ce cercle, de même que le nageur sud-africain Chad Le Clos, médaillé aux JOJ de Singapour en 2010, puis aux JO de Londres (2012) et Rio (2016).
Les quatrièmes JOJ de l’histoire qui vont réunir environ 2 700 jeunes athlètes du monde entier à Dakar du 31 octobre au 13 novembre 2026 vont faire découvrir d’autres talents en perspective des JOJ de Los Angeles (2028) et Brisbane (2032).
Selon le Comité international olympique (CIO), les JOJ ne sont pas simplement une version réduite des Jeux olympiques.
Ils représentent plutôt une étape dans le parcours d’apprentissage des jeunes athlètes d’élite, favorisant leur développement sportif à long terme et améliorant leurs perspectives de carrière, tant dans le domaine sportif qu’au-delà.
Les jeunes sont ainsi encouragés à profiter des JOJ pour se découvrir de nouvelles passions, approfondir leur compréhension des sujets clés, acquérir de nouvelles compétences, assumer de nouvelles responsabilités, et enfin devenir ambassadeurs du sport et des valeurs olympiques.
En plus de rassembler les meilleurs jeunes athlètes pour une compétition multisport mondiale de haut niveau dans le cadre d’un festival sportif axé sur des objectifs incluant des activités culturelles et éducatives, les JOJ ambitionnent de promouvoir les échanges culturels et les valeurs olympiques, y compris la non-discrimination, le fair-play et la poursuite de l’excellence.
Les JOJ se veulent aussi un catalyseur d’innovation et un incubateur pour de nouveaux concepts à travers le test et la validation de nouveaux sports et formats, d’initiatives éducatives ou d’initiatives et technologies axées sur une durabilité accrue de l’événement, indique le CIO.